En Médecine Traditionnelle Chinoise, cette période est reconnue comme une phase charnière.

Les médecins anciens la considéraient comme le point de départ des équilibres de l’année entière : un printemps bien accompagné pose les bases d’une vitalité durable, tandis qu’un printemps négligé peut fragiliser les mois à venir.

C’est pourquoi, dans la tradition chinoise, bien traverser le printemps revient à bien préparer l’année et cette préparation commence par le Foie.

Le printemps est la saison du Foie :

C’est lui qui accompagne le grand redémarrage du vivant après l’hiver. Mais lorsque le printemps arrive, tout ne se remet pas en mouvement d’un seul coup. Le corps sort lentement de son immobilité, comme une terre encore fraîche sous les premiers rayons du soleil.

Le Foie, dans cette transition, joue un rôle clé.

Il partage la nature du Bois : comme un jeune bourgeon, il aime s’étirer, se déployer, trouver son chemin vers la lumière. Quand cette énergie peine à s’éveiller, le corps reste engourdi, fatigué, encore retenu par l’hiver. A l’inverse, quand l’élan devient trop brusque, la montée se fait en tension (maux de tête, nervosité, digestion perturbée etc.), comme une sève qui monte trop vite.

Accompagner le printemps, c’est donc apprendre à doser ce mouvement. Aider l’énergie à naître, à monter, à circuler librement, sans la forcer ni la bloquer. C’est cet équilibre subtil, entre élan et fluidité, qui permet au corps de sortir progressivement de la stagnation hivernale et d’entrer pleinement dans la dynamique du printemps.

Et c’est autour de ce principe que s’organisent, en MTC, les gestes du printemps : dans l’assiette, dans le mouvement, dans le rythme de vie et dans les petites routines du quotidien.

Notions de diététique au Printemps

Au printemps, l’alimentation change de rôle. Elle ne cherche plus à nourrir en profondeur ni à renforcer comme en hiver, mais à accompagner un mouvement qui recommence à naître.

Dans cette logique, l’alimentation du printemps privilégie des aliments tièdes, nourrissants et faciles à assimiler, capables de réveiller l’élan sans alourdir.

Cette alimentation se concentre notamment sur :

  • des aliments qui réchauffent doucement et favorisent la circulation, comme les fruits de jujube, l’Igname, l’oignon nouveau, l’ail frais, la ciboulette ou une petite quantité de gingembre
  • des bases énergétiques stables : céréales (riz, millet, avoine), légumineuses bien cuites, fruits secs et oléagineux consommés avec mesure
  • des protéines simples et régulières (œufs, poissons, volailles, viandes maigres), qui soutiennent le redémarrage sans surcharge
  • des légumes cuits aux teintes vertes et jaunes, naturellement associés à la saison du printemps.

À l’inverse, les excès de crudités, d’aliments froids, gras ou très acides peuvent freiner la reprise de l’énergie et recréer une sensation de lourdeur ou de fatigue.

Au printemps, le “comment” compte autant que le “quoi” : des plats simples, cuits, tièdes, pris à heures régulières, permettent au corps de quitter progressivement la stagnation hivernale.

Bien manger au printemps, ce n’est pas stimuler ni purifier à outrance. C’est donner au corps ce dont il a besoin pour repartir, avec stabilité, souplesse et continuité.

Remettre son corps en route, c’est bouger au printemps

Après l’hiver, le corps n’a pas besoin de performance, mais de remise en mouvement. Les mois de l’hiver ont installé le repos, le ralentissement, une certaine inertie.

Au printemps, l’enjeu n’est pas d’en faire trop, mais de relancer progressivement ce qui s’est figé.

Marcher est souvent le geste le plus juste.

Marcher dehors, idéalement à la lumière du jour, permet de réveiller la circulation, d’aérer le corps et de soutenir la montée naturelle de l’énergie.

Quelques pas chaque jour suffisent à accompagner cette transition, sans brusquer l’organisme.

Les activités les plus adaptées au printemps sont simples et ouvertes :

  • balades, marche active, étirements doux, mouvements amples, exercices qui délient le corps plutôt qu’ils ne le sollicitent intensément.

L’objectif n’est pas l’effort, mais la fluidité.

Ce mouvement régulier aide aussi à traverser un phénomène fréquent de la saison : la fatigue printanière. Cette sensation de lourdeur ou de somnolence n’est pas anormale. Elle reflète souvent un corps en train de s’ajuster. Bouger, même modérément, permet d’accélérer cette adaptation et de retrouver plus de clarté et d’élan au fil des jours.

Au printemps, mieux vaut privilégier la constance à l’intensité. Des mouvements quotidiens, courts mais réguliers, soutiennent le redémarrage sans épuiser. Une transpiration excessive ou des efforts trop violents risquent au contraire de fatiguer inutilement le corps.

Remettre le corps en mouvement au printemps, c’est simplement l’aider à sortir de l’hiver à son rythme.,

Bientôt.

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Le pied Zen – Karine Cordonnier
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 by Albert M.
Séance Pédicurie

Je remercie encore Mme Cordonnier pour son travail irréprochable sur mes pieds…
Je reviendrai.

 by A. Antonini
Bravo!

Très bon travail pour ma part, Professionnalisme, merci encore…
A bientôt